Starbucked: A Double Tall Tale of Caffeine, Commerce, and Culture - Taylor Clark

by matthieu 3/6/2010 9:40:57 PM

couverture du livre

Avant de partir de France il y a 10 mois maintenant, Starbucks n’était pas encore arrivé à Toulouse (4ème ville et wannabe 3ème d’après certaines projections) mais était déjà bien présent à Paris. De nos nombreux voyages et lectures sur l’Amérique du nord je savais que Starbucks était un phénomène de société et presque une institution. On pourrait même dire que la marque était un des symboles des années 90 et 2000 et de ses excès cette période durant laquelle on pouvait se payer un café à 4 dollars.

Le journaliste Taylor Clark a écrit un livre très précis sur les origines de l’entreprise. Les 3 fondateurs ne sont plus présents car ils ne croyaient pas en la stratégie Howard Schultz leur directeur marketing : vendre du café aux américains. En effet les États-Unis avaient perdu lors du 20ème siècle la culture du café qui s’était développée en réaction, en partie, au maîtres anglais. La seconde guerre mondiale et l’apparition du café instantané chez les GI a fini de casser l’image et le goût. Il y avait aussi une question marketing : le café des fameux dinners où l’on vous sert du café à volonté ne pouvait voir son prix augmenté : 99 cents est un prix trop symbolique. Les torréfacteurs ont alors baissé la qualité de façon incrémentale et de cette façon la café est devenu inbuvable.

Il y a toujours eu une résistance comme Peet fondée par Alfred Peet en Californie, mais elle restait confinée à la vente de café aux particuliers qui le préparait alors à la maison. Starbucks a été créée dans cette même optique dans la région  Seattle dans le nord-ouest des USA. Howard Schultz a rejoint la compagnie après avoir travaillé comme directeur marketing dans une compagnie de vente d’accessoires de cuisine et a remarqué les commandes particulières de Starbucks. Mais après un voyage en Italie et avoir connu ses bars à expresso il est convaincu que le succès réside dans la vente du produit final aux particulier en procurant une expérience particulière.

L’auteur nous décrit très bien l’expansion de l’entreprise de quelques dizaines de restaurants vers la chaîne de 10.000 maintenant (aux USA). Il y a bien sûr le fait que Starbucks veut le meilleur café : il est acheteur des meilleurs grains. C’est ici qu’on apprend beaucoup de choses sur les différents origines et méthodes de torréfactions, le chapitre sur la visite des usines Illy en Italie est fabuleux. Ensuite pour financer la construction des magasins il fait appel à un architecte qui arrive à trouver une vingtaine de design différents pour réduire les coûts de chaque nouvelle construction. Enfin le département chargé des acquisitions est un des plus secrets, n’est-ce pas Starbucks qui a ouvert le premier un magasin (à Vancouver) en face d’un autre sans phagocyter sa clientèle ?

L’entreprise n’est pas sans controverse bien sûr : après un tel succès, l’entreprise est devenue la cible de groupes anti-mondialisation, anticapitaliste. L’auteur dissèque chacune des affirmations et apporte un éclairage intéressant sur chacune d’elle. Par exemple le fait que Starbucks tue les petits cafés indépendants. En fait depuis que Starbucks est arrivé, le nombre et le chiffre d’affaires des cafés a explosé. Pourquoi ? ils n’existaient pas avant et Starbucks ayant (re)rendu populaire le café, les gens osent s’aventurer dans d’autres lieux quand ils ont goûté au café chez Starbucks. Starbucks a les défauts d’une grande entreprise mais ils sont loin d’être aussi graves, Starbucks n’est pas un groupe pétrolier ou Wal-Mart. Mais l’auteur dans sa conclusion met le doigt sur le défaut inhérent de ce genre de chaîne où le fondateur croit en son produit et veut offrir la même qualité partout où vous alliez : l’uniformité. Il prend en exemple sa petite ville d’Oregon où il existe aussi bien des Starbucks que des cafés “Pop and Mom” : les touristes vont vers le Starbucks car ils cherchent inconsciemment la familiarité. A être trop familier on perd de son attrait donc. Starbucks connaît des difficultés: la crise l’a obligé à vendre 10% de ses magasins et Howard Schultz a dû reprendre le poste de PDG. Son défi : que Starbucks ne deviennent pas McDonalds.

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The Cradle: A Novel - Patrick Somerville

by matthieu 2/14/2010 2:13:52 AM

 thecradleC’est un peu court comme livre mais il s’en passe des choses dans les 200 pages du premier roman de Patrick Somerville. Nous suivons deux protagonistes dans leur époque respective à 11 ans d’écart. Matt, un futur père, est envoyé par sa femme en quête d’un berceau familiale perdu lorsque la mère de celle-ci a quitté abruptement le domicile conjugale dans son enfance. L’autre, Renée, est une écrivain de livre pour enfants dont le fils s’est engagé dans l’armée et part bientôt pour l’Irak. Le voyage de Matt qui semble un peu vain se complique très vite : 4 états traversés, un arbre familial très complexe se développe au fur et à mesure de ses rencontres. Quant à Renée le départ de son fils fait resurgir un passé lointain mais toujours aussi douloureux. C’est un beau premier roman, on se laisse embarquer facilement par la quête de Matt, un orphelin qui est bien en paix avec le monde. Il fait partie de ces oeuvres qui utilisent des situations de la vie de tous les jours sans pour autant les glorifier.

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Halting State – Charles Stross

by matthieu 1/31/2010 7:02:07 AM

halting_state

Ce livre de science-fiction n’est pas le premier roman que je lis de Charles Stross, un écrivain anglais. Dans cet ouvrage l’action se déroule dans un futur très proche dans une Écosse indépendante. N’ayant donc pas été projeté à travers les siècles on ne retrouve de vaisseaux spatiaux mais à un internet encore plus omniprésent. Celui-ci sert aux policiers qui ont accès à toute information utile. Quelques gadgets sont issus de ce futur probable : des caméras portables pour les forces de l’ordre et des lunettes qui augmentent la réalité.

Il faut aimer et connaître un peu les jeux de rôle et les réseaux pour bien apprécier Halting State. Après un vol commis dans un des jeux, la société responsable de la sécurité des biens virtuels faudrait régler ça en interne mais un cafouillage amène la police à s’y intéresser. Ce n’est pas la seule car une société d’audit envoie une équipe pour confirmer ou infirmer leur garantie sur cette société récemment rentrée en bourse. Dans cette équipe se trouve deux des principaux protagonistes du livre : un développeur de jeu vidéo et une auditrice amatrice de jeux massivement multi-joueurs.

Charles Stross étant un ancien développeur et ayant écrit sur Dungeon&Dragon le livre est bien documenté sans trop être rébarbatif sur les détails. L’humour est comme toujours très présent sans être noir ni cynique, il y a une certaine candeur dans les écrits de Charles Stross.

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Story of a marriage : a novel – Andrew Sean Greer

by matthieu 1/17/2010 4:20:56 AM
couverture du livre

C’est un des romans les plus surprenants que j’ai pu lire. Je ne peux pas beaucoup parler du livre sans faire de révélations désastreuses sur l’histoire mais l’action se passe dans l’Amérique des années 50. Pearlie Cook et Holland est un couple qui s’est formé au retour de la guerre (qui est abordée là aussi sous un angle totalement différent).  Un camarade de l’armée revient voir le mari et de là commence un trio très bien mené par l’auteur. Un des personnages n’intervient presque pas alors qu’il est le sujet central de l’histoire. On dit que c’est un “marmite novel” (du nom de la confiture salée anglaise) : on aime ou on déteste. 

 

NB : c’est le premier roman que je lis sur mon Kindle et je me suis vraiment content  de cet appareil. Si vous lisez beaucoup et que le poids des livres est un facteur (je porte déjà un laptop et mon déjeuner dans mon sac), il ne faut pas hésiter !

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Irreligion – John Allen Paulos

by matthieu 1/13/2010 10:34:37 AM

couverture

Ce livre n’est pas fait pour convaincre les croyants. Il peut à la rigueur faire encore plus douter un agnostique. Il aura toutefois au moins une utilité : fournir un court résumé des principaux arguments avancés pour les religieux et les objections qu’une personne athée peut y faire.

John Allen Paulos est américain, il aborde un peu le non-débat qu’il y a aux USA vis-à-vis de la religion. Il cite même un sondage selon lequel la plupart des américains préfèrent voir leur enfant marié un musulman, un juif qu’un athée.

Sa lecture est plaisante et permet de se rendre un peu dans le bain si nécessaire avant un repas de famille ou une visite lors d’un mariage ou d’un baptême. Chaque chapitre (une dizaine de pages) est consacré à un argument, qui est expliqué et résumé sous la forme de raisonnement logique se terminant tous par “donc dieux existe”: 1) chaque chose a une ou plusieurs causes 2) Il n’existe aucune chose sans cause 3) les chaînes causales ne peuvent s’étendre sur l’infini 4) Il faut une première cause 5) cette première cause est Dieu, Dieu existe donc. Viens ensuite le contre-argument.

L’intelligence design, le pari de Pascal, la complexité du monde, la morale, etc… sont abordés. Mais on en revient toujours un peu à la même réflexion : Dieu est une explication bien pauvre, trop simple ou trop compliqué, pas à jour, inadapté, pourquoi en a-t-on encore besoin ?

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The Thing Around Your Neck - Chimamanda Ngozi Adichie

by matthieu 12/29/2009 12:00:19 PM

thing_around_your_neckCela fait un moment que je voulais découvrir un auteur africain, je suis donc allé fouiller sur Amazon.com dans la section consacrée aux auteurs africains (à ne pas confondre avec la rubrique Voyage Afrique qui fait plus National Geographic).  Je ne cherchais pas forcément un livre sur la misère ou la famine mais simplement un livre peu importe le sujet.

Ce recueil de nouvelles est parfait. Chimamanda Ngozi Adichie est arrivée aux USA à l’âge de 19 ans, elle vivait avant cela au Nigeria. Elle définit son style comme étant de la fiction réaliste et cela ne pouvait être plus juste. Les sujets sont variés : la religion (les tensions entre musulmans et Igbo sont nombreuses), la place de la femme au Nigeria comme aux USA, la famille, l’immigration etc.

Le style est simple, les histoires montrent du doigt aussi bien le racisme non ordinaire des universitaires occidentaux (genre je sais ce que dois écrire un jeune auteur africain à propos du harcèlement sexuel des femmes)  que la résignation (parfois opportuniste) des africains. La partie sur la difficile adaptation aux USA est aussi intéressante, non pas sur le comportement des américains qui est peu abordé mais plus sur le rapport des immigrants avec leur pays d’origine.

La plus jolie des nouvelles est la dernière qui retrace le conflit entre deux générations – une mère et son fils-  pour se répercuter sur la troisième – la petite fille. Le père est mort assassiné par des cousins jaloux, la mère envoie le fils à l’école catholique dans l’espoir qu’il reviendra avec le savoir pour faire condamner les meurtriers. Mais celui-ci tourne le dos à ses origines et les oblitèrent carrément dans l’éducation de sa fille qui ne retournera vers sa grand-mère qu’au dernier moment.

Il y a bien d'autres auteurs, peut-être plus anciens et plus fondamentaux mais ce livre est sans doute une bonne porte d'entrée dans un monde peu connu de nous.

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Cross-Country – Robert Sullivan

by matthieu 11/21/2009 10:58:00 AM

crosscountry

il y a sans doute beaucoup de récits sur la traversée des USA. En commençant par la première et officielle, celle de Lewis et Clark. Cette dernière est abondamment abordée dans l’ouvrage de Robert Sullivan et je dois dire que ce n’est pas la partie la plus intéressante. L’auteur se perd un peu dans des descriptions trop longues et parfois confuses même.

Les deux autres tiers sont beaucoup plus intéressants. Robert Sullivan n’en est pas à sa première traversée. Sa famille et lui ont fait le voyage entre New York et Portland une dizaine de fois pour des raisons autant personnelles que professionnelles. La deuxième partie est consacrée aux nombreux artefacts qu’on rencontre sur la route : les aires de repos, les motels, les villes. Ce sont autant de prétextes pour l’auteur de faire des digressions sur l’origine de la popularité sur la route des hamburgers (une réaction aux hot-dog vendus par les immigrants allemands) , les motels (dernière incarnation de la modernisation progressive des premiers camps pour citadins s’aventurant en voiture à la campagne) ou encore les différents types de couvercles du cafés vendus dans les stations services. De longs passages sont aussi consacrés à la construction des routes et autoroutes notamment le systèmes des “interstates”. De la numérotation aux différents ingénieurs qui ont conçu le système en passant par les fameux panneaux verts on en apprend beaucoup sur ce qui devient un cauchemar pour les villes et banlieusards américains.

La dernière partie est un épilogue curieux : l’auteur raconte qu’après cette dernière traversée ils ont connu un moment sans voiture avant de s’embarquer pour un tour du pays à l’occasion de la promotion du présent livre. Ce fut aussi un baroud d’honneur car la voiture est devenue synonyme de pollution, de dépendance au pétrole. C’est comme si ce carnet de bord appartenait déjà à l’histoire, à cette époque pas si lointaine où la voiture était synonyme de liberté. Un page s’est tournée.  

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The First Family – Mike Dash

by matthieu 9/27/2009 11:13:20 AM

couverture du livre

On a parfois reproché Coppola et Scorsese d’avoir donner un côté glamour et grand prince à la vie du gangster dans la mafia américaine. S’il restait un doute, The First Familiy le dissipera très vite. L’écrivain anglais retrace la vie (et la mort dans beaucoup de cas) des premiers membres de la mafia s’établissant aux USA. On remonte au début du 20ème siècle quand des milliers d’immigrants débarquent à New York. La vie est misérable pour la plupart d’entre eux, on se tasse dans les logements minuscules de Little Italy ou dans le nouveau quartier italien dans Harlem.

L’un d’eux vient du fameux village Corleone en Sicile et il fuit la police italienne avec toute sa famille : Giuseppe Morello. Il sera le premier a organiser la société secrète de ce côté de l’Atlantique. Il n’y a pas encore de casino ou de trafique de cocaïne. Non c’est plus prosaïque : chantage, extorsion sur la vente des légumes comme les artichauts ou la glace (une denrée très utile dans un monde sans frigo)… Et ceci presque exclusivement au détriment de la communauté italienne. On est loin du parrain qui finance des œuvres de charité. Et puis il y a la contre-façon. C’est la grosse affaire du premier “boss des bosses” et c’est ce qui le fait tomber pour 20 ans de prison (et le travail des agents secrets qui dépendent du Trésor américain). Il n’en fera que 10 mais cela suffit pour qu’entre temps les groupes d’influence se combattent et qu’ils perdent un fils et deux frères.  Après s'enchaînent les guerres pour le pouvoir que se donnent les chefs successifs. Morello mourra en 1930 lors de la guerre de Castellammare qui marque le tournant pour certains entre la mafia purement sicilienne et les gangster d’origine italienne mais nés aux USA . Mike Dash pense plus à une continuité dans le racket bien qu’il change de nature. Il faudra attendre les années 80-90 pour que la mafia soit considérablement affaiblie. Une constante : la plupart des protagonistes (les lieutenants de Morello, ses adversaires dans le crime, sa famille) meurent seuls, pauvres et sans famille.

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The Night Gardener – Georges Pelecanos

by matthieu 9/2/2009 10:52:20 AM

night_gardener Georges Pelecanos que j’ai connu en cherchant des informations sur les scénaristes de la très bonne série The Wire est un écrivain connu aux USA dans le domaine des policiers. Mais pas le livre policier classique. Ayant grandi dans un quartier noir, ses livres ont un ton très réaliste, presque journalistique avec des dialogues très vivants et beaucoup d’argot mais sans vous perdre dans les tournures. Il est du genre comme Stephen King a vous présenter un personnage avec des détails très anecdotiques mais très parlants puis de vous annoncer sa mort prochaine de façon très laconique.

L’action de ce roman se déroule à Washington, du moins dans les ghettos de la capitale. A deux époques différentes, nous suivons 3 policiers qui connaissent des chemins bien différents mais qui se recroisent pour avoir travaillé sur la même affaire : un serial killer tuant des enfants noirs. Comme dans The Wire personne n’est tout blanc ou tout noir mais pas dans un sens simpliste, ce qui fait  la force de ces histoires, it’s complicated.

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In Cold Blood – Truman Capote

by matthieu 8/28/2009 11:53:16 PM

couverture du livre

Un classique de la littérature américaine, In Cold Blood, qui est aussi un des plus connus des livres du “New Jounalism”, courant qui utilise des techniques littéraires pour reporter de l’actualité.  J’ai l’impression de retrouver cette inspiration encore aujourd’hui dans les articles du New York times Magazine ou de Vanity Fair par exemple. L’œuvre a aussi connu une certaine publicité suite au film Capote de Bennett Miler.

Bien sûr il n’y aucun suspens dans sa lecture étant donné la certitude de l’issue, j’ai donc regardé le film en parallèle de ma lecture. Le film raconte la vie de Truman Capote durant ces années. Depuis la lecture de l’entre-filet dans le NYT sur le meurtre des 4 membres d’une famille dans le Kansas jusqu'à l’exécution 5 ans après leur arrestation.  Et je crois que c’est la meilleure façon de lire ce livre. Le film révèle ce qu’on sent au fil des pages : Capote a connu tous les détails de l’affaire, beaucoup plus qu’un reporter classique. On voit la tension entre sa présence amicale au près d’un des meurtrier et son ambition littéraire de finir ce livre, et la fin ne peut être que la peine de mort.

Même à l’époque ce crime n’est pas si inédit, affiche du film Capote le statut de la famille dans cette petite ville, une famille très aimée et sans histoire, lance un vent de panique. Capote arrive bien à retranscrire ce mélange de bon sens campagnard mais qui cède à la panique quand on arrive pas trouver un responsable “rationnel” : un voisin jaloux, un petit ami délaissé etc.

Je ne suis pas sûr que ce livre puisse être rangé avec les autres plaidoyers contre la peine de mort bien que certaine pratiques judiciaires soient dénoncées. Non il raconte de façon convaincante l’absurdité de certains actes dans une société prospère.

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